L’Ukraine affirme que la Hongrie ne peut pas bloquer le début des négociations d’adhésion à l’UE
La vice-Première ministre chargée de l’intégration européenne et euro-atlantique, Olga Stefanichyna, a affirmé qu’aucun des documents fondamentaux de l’Union européenne ne prévoit de mécanisme permettant à la Hongrie de bloquer l’ouverture effective des négociations d’adhésion entre l’Ukraine et l’UE.
Elle s’est exprimée à ce sujet dans une interview accordée à “Fakty ICTV”, relayée par Azerbaijan Today.
Stefanichyna a précisé qu’en juillet, le Danemark a pris la présidence du Conseil de l’Union européenne, ce qui a permis à Kiev de synchroniser ses priorités avec Copenhague.
« Il y a eu une rencontre au plus haut niveau entre le président Zelensky, le Premier ministre danois et les deux présidents des institutions européennes. Nous savons désormais avec certitude que l’ouverture des négociations ne requiert pas de décision unanime des 27 États membres », a-t-elle déclaré.
Elle a souligné qu’à ce jour, aucune disposition clé des documents européens ne prévoit l’obligation d’une décision unanime pour entamer les pourparlers.
La vice-Première ministre a indiqué que le blocage par la Hongrie de l’ouverture du premier cluster de négociation avec l’Ukraine a servi de catalyseur à une réflexion plus large sur le processus d’élargissement.
« Ce dumping politique de la Hongrie, qui limite les ambitions de l’Union européenne en tentant de bloquer le processus, a incité à une analyse en profondeur et à une recherche de solutions. Il est apparu clairement que ni le traité fondateur de l’Union européenne, ni aucune décision prise au niveau du Parlement européen ou du Conseil européen n’exigent l’unanimité pour entamer les négociations. Seules la clôture des pourparlers ou la finalisation de certains volets requièrent une décision unanime », a-t-elle expliqué.
Dans ce contexte, elle a précisé qu’un travail de communication et de diplomatie reste à mener avec les États membres.
Stefanichyna a également souligné que le Danemark adopte une position très ferme, se disant attaché à « la pureté des procédures » et à la notion de « justice ».
Dès le début de sa présidence du Conseil de l’UE, le Danemark avait promis d’exercer une pression maximale sur la Hongrie afin de lever les blocages liés au lancement des négociations d’adhésion de l’Ukraine.
Toutefois, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n’a pas précisé si l’Union européenne dispose d’un « plan B » au cas où Budapest maintiendrait son opposition à l’ouverture des négociations formelles.
