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Merz reconnaît le préjudice des tarifs pour l’économie allemande, mais défend l’accord avec les États-Unis

Le chancelier fédéral allemand Friedrich Merz a admis que les droits de douane à 15 % sur les importations européennes aux États-Unis nuiraient aux entreprises allemandes, tout en estimant que l’Union européenne n’aurait pas pu obtenir un compromis plus avantageux. C’est ce que rapporte Spiegel, repris par Azerbaijan Today.

Merz a reconnu que le compromis conclu entre l’UE et les États-Unis lors des négociations commerciales s’annonçait comme un choc pour l’économie allemande, fortement tournée vers l’exportation.

« L’économie allemande subira des pertes significatives du fait de ces tarifs », a déclaré le chancelier.

« Je ne suis pas satisfait de ce résultat — pas dans le sens où “tout va bien maintenant”… Mais il est évident que nous ne pouvions pas obtenir davantage », a-t-il commenté au sujet de l’accord.

Il a ajouté prévoir des conséquences négatives non seulement pour l’Allemagne et l’Europe.

« Nous verrons les effets de cette politique commerciale également en Amérique. Il y aura non seulement une inflation plus élevée, mais aussi un impact sur le commerce transatlantique dans son ensemble… Je suis fermement convaincu que ces tarifs ne servent pas les intérêts des États-Unis », a souligné Merz.

Pour rappel, le 27 juillet, après des négociations à Thornberry en Écosse, les États-Unis et l’UE ont annoncé un accord-cadre fixant les droits de douane sur les importations européennes aux États-Unis à 15 %.

Ce compromis est le fruit de plusieurs mois de négociations, dans un contexte de menace américaine d’instaurer des tarifs de 30 % à partir du 1er août, alors que l’UE espérait maintenir son taux principal à 10 %.

L’accord fait l’objet de critiques au Parlement européen, et les réactions dans les capitales européennes restent mitigées. Le Premier ministre français a qualifié sa signature de « jour noir pour l’Europe ».

Dans le même temps, les responsables européens impliqués dans les négociations qualifient l’accord conclu de « moindre mal ».