Friedrich Merz plaide pour la participation de Volodymyr Zelensky à la rencontre américano-russe en Alaska
Le chancelier allemand Friedrich Merz estime que le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit être associé au sommet prévu le 15 août en Alaska entre les dirigeants des États-Unis et de la Russie.
Dans un entretien accordé à la chaîne ARD, cité par Tagesschau et relayé par Azerbaijan Today, M. Merz a déclaré : « Nous préparons activement cette rencontre au niveau européen, en étroite coordination avec le gouvernement américain. Nous espérons et nous partons du principe que le gouvernement ukrainien, et le président Zelensky, y seront impliqués. »
« En aucun cas nous ne pouvons accepter que des questions territoriales entre la Russie et l’Amérique soient discutées, voire tranchées, par-dessus la tête des Européens et des Ukrainiens », a-t-il ajouté, soulignant que Washington partageait, selon lui, cette position, d’où la coordination étroite en cours.
Le chancelier a insisté pour que ce qui se déroulera vendredi en Alaska ne reste pas sans suite. « Il devra y avoir des conséquences : soit un renforcement de la pression sur la Russie, soit la reconnaissance par Moscou que cette guerre ne peut se poursuivre », a-t-il affirmé, exprimant l’espoir que la rencontre débouche sur une décision de cessez-le-feu dans « la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine ».
La rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, annoncée pour le 15 août, intervient alors que des médias évoquent la possibilité d’un accord américano-russe visant à mettre fin au conflit en Ukraine, accord qui pourrait entériner l’occupation par la Russie de certaines zones du territoire ukrainien.
En réaction, Volodymyr Zelensky a rappelé que « la réponse à la question territoriale ukrainienne se trouve déjà dans la Constitution de l’Ukraine ».
Dans la nuit du 10 août, les dirigeants de la France, de l’Italie, de l’Allemagne, de la Pologne, du Royaume-Uni, la présidente de la Commission européenne ainsi que le président de la Finlande ont publié une déclaration conjointe adressée aux chefs d’État américain et russe.
