Home / Actualités  / Kallas : aucune concession à la Russie tant que le cessez-le-feu complet n’est pas acté

Kallas : aucune concession à la Russie tant que le cessez-le-feu complet n’est pas acté

Aucune concession ne pourra être accordée au Kremlin lors de pourparlers de paix tant que la Russie n’aura pas accepté un cessez-le-feu total.

Telle est la position exprimée par la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, à l’issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, le 11 août, dans une déclaration transmise à Azerbaijan Today.

Selon elle, lors de pourparlers de paix, aucune concession ne doit être faite à la Russie tant que celle-ci ne consent pas à un arrêt complet des hostilités.

« Tant que la Russie n’a pas accepté un cessez-le-feu complet et inconditionnel, nous ne devons même pas envisager la moindre concession. Cela n’a jamais fonctionné avec la Russie par le passé, et cela ne fonctionnera pas avec Poutine aujourd’hui », indique la déclaration de la haute représentante de l’UE.

Kaja Kallas a souligné l’importance de la séquence des étapes dans les négociations :

« En premier lieu – un cessez-le-feu inconditionnel, assorti d’un système de surveillance efficace et de garanties de sécurité inébranlables. »

Elle a ajouté que, du côté européen, l’Ukraine bénéficie d’un soutien total pour ses besoins sur le champ de bataille. L’UE travaille également à l’élaboration d’un 19ᵉ paquet de sanctions. Enfin, l’aide européenne pour les besoins budgétaires de l’Ukraine ainsi que les discussions sur son adhésion à l’Union européenne se poursuivront — deux volets jugés indispensables pour l’avenir de l’Ukraine après la guerre et pour la stabilité du continent européen.

Pour rappel, ce week-end, Volodymyr Zelensky a déclaré que l’Ukraine n’accepterait aucune concession territoriale à la Russie dans le cadre des discussions sur un accord de paix. Il a précisé que « la réponse à la question territoriale ukrainienne figure déjà dans la Constitution de l’Ukraine ; personne ne reculera et ne pourra reculer sur ce point ».

De son côté, le vice-président américain J.D. Vance a estimé qu’aucune des deux parties — ni l’Ukraine, ni la Russie — ne serait pleinement satisfaite du règlement auquel elles pourraient parvenir avec la médiation des États-Unis.

De vastes pourparlers en ligne sont prévus le 13 août, sous diverses configurations, avec la participation de dirigeants européens, des États-Unis et de l’Ukraine.