L’Arménie et la Turquie reprennent les négociations sur la normalisation des relations
Des représentants de l’Arménie et de la Turquie se rencontrent sur le territoire arménien pour discuter de la normalisation de leurs relations.
Selon Azerbaijan Today, se basant sur des informations de « Radio Azatutyun » et du quotidien turc Hurriyet Daily News, la porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères, Ani Badalyan, a indiqué que l’émissaire spécial turc Serdar Kılıç, chargé du processus de règlement avec l’Arménie, est arrivé par le point de passage de Margara, où il a été accueilli par son homologue arménien Ruben Rubinyan. Le lieu exact des négociations sera communiqué ultérieurement.
Cette rencontre était préparée depuis un certain temps. Ruben Rubinyan a précisé que tous les points de l’agenda concernant la normalisation des relations bilatérales seront discutés.
L’Arménie et la Turquie, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques depuis plus de 30 ans et dont la frontière terrestre est fermée depuis la même durée, ont entamé des négociations après la guerre de 44 jours (la Seconde guerre du Haut-Karabakh) en 2020. Depuis janvier 2022, leurs émissaires spéciaux se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises sans longues interruptions.
Lors de cette session, les discussions porteront sur l’éventuelle ouverture de la frontière, le rétablissement des relations diplomatiques et l’accès à la frontière pour les citoyens de pays tiers et les détenteurs de passeports diplomatiques.
Ces négociations avec la Turquie s’inscrivent parallèlement au processus de normalisation des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, allié proche d’Ankara.
Avant la rencontre, Serdar Kılıç a souligné que l’Arménie montrait sa volonté d’ouvrir la frontière, mais que certaines préparations techniques restaient nécessaires avant de progresser. Il a également insisté sur l’importance du « corridor de Zanguezour », qui relierait la partie principale de l’Azerbaïdjan à son enclave de Nakhitchevan via le territoire arménien. « Cet itinéraire est crucial non seulement pour les relations entre la Turquie et l’Arménie, mais aussi pour les échanges avec l’Asie centrale et les autres pays turcophones », a-t-il précisé.
Pour rappel, début septembre, l’avion du Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a utilisé pour la première fois en 30 ans l’espace aérien azerbaïdjanais.
