La France, la Belgique et plusieurs autres pays annoncent la reconnaissance de l’État de Palestine
Lors d’une session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, plusieurs pays européens ont officiellement annoncé la reconnaissance de l’État de Palestine, rapporte Azerbaijan Today citant Reuters.
Le président français Emmanuel Macron a pris la parole pour déclarer :
« Fidèle à l’engagement historique de mon pays envers le Moyen-Orient, envers la paix entre Israéliens et Palestiniens, j’affirme aujourd’hui que la France reconnaît l’État de Palestine. »
Ses propos ont été accueillis par de vifs applaudissements dans la salle de l’ONU.
Le Premier ministre du Luxembourg, Luc Frieden, a lui aussi annoncé cette décision :
« Rarement la perspective d’une solution à deux États a semblé plus éloignée qu’aujourd’hui. Mais jamais encore la volonté internationale de l’atteindre n’a été aussi forte. Quand les doutes grandissent, nous devons y répondre par la certitude de l’espérance. C’est pourquoi je déclare solennellement que, dès aujourd’hui, le Luxembourg reconnaît officiellement l’État de Palestine. »
D’autres dirigeants ont suivi cette voie, parmi lesquels le prince Albert II de Monaco, le Premier ministre maltais Robert Abela et le chef du gouvernement belge Bart De Wever.
La ministre des Affaires étrangères de l’Andorre, Imma Tor Faus, a pour sa part indiqué que son pays se tenait prêt à reconnaître l’État palestinien dès lors que certaines conditions seraient réunies. Elle a précisé qu’un futur État palestinien devrait être démilitarisé et dirigé par une « autorité réformée » excluant le Hamas :
« Lorsque ces conditions seront en place, et si l’intégration régionale complète d’Israël peut être garantie, cette reconnaissance entrera en vigueur », a-t-elle déclaré.
Le 21 septembre déjà, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie avaient annoncé leur reconnaissance de la Palestine. Le Portugal et près d’une dizaine d’autres pays devraient en faire de même dans les prochains jours.
Cette vague de reconnaissances survient sur fond d’aggravation de la situation humanitaire dans la bande de Gaza, après l’offensive israélienne et une frappe visant le Qatar, accusé de soutenir la direction du Hamas.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a vivement critiqué les annonces de Londres et de plusieurs autres capitales.
