« BP Azerbaijan » : un partenaire clé pour un avenir énergétique durable
Depuis plus de trois décennies, BP s’impose comme un acteur stratégique de l’énergie en Azerbaïdjan. Présente dans le pays depuis 1992, la major britannique joue un rôle central dans le développement du secteur pétrolier et gazier, tant à l’échelle nationale que régionale. Aujourd’hui, BP opère les projets les plus emblématiques du pays, dont les gisements Azeri–Chirag–Guneshli (ACG) et Shah Deniz. Dans un entretien accordé à Azerbaijan Today, Tamam Bayatly, directrice des communications extérieures pour l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie, revient sur les engagements de l’entreprise en matière de durabilité, les grandes étapes à venir et l’évolution d’un modèle énergétique tourné vers l’avenir.
Trois décennies au cœur de l’industrie
Le Forum énergétique de Bakou, organisé dans le cadre de la « Semaine de l’énergie », a célébré en 2025 sa trentième édition. Depuis la première année, BP y participe sans interruption – un symbole de constance et d’engagement.
« Nous étions là dès le départ. Nous avons soutenu ce forum dès ses débuts et poursuivons notre implication aujourd’hui. Notre stand est toujours placé au cœur du salon, ce qui reflète notre position centrale dans le paysage énergétique aux côtés de la SOCAR », souligne Tamam Bayatly.
BP est en effet l’opérateur de deux des projets énergétiques majeurs du pays : le gisement pétrolier Azeri–Chirag–Guneshli (ACG) et le gisement gazier Shah Deniz. Ces deux pôles d’extraction sont devenus les piliers de la présence de l’Azerbaïdjan sur la carte énergétique mondiale.
ACG et Shah Deniz : les deux fleurons de l’énergie azérie
Depuis le lancement de la production sur ACG en 1997, plus de 4,15 milliards de barils de pétrole ont été extraits. Selon BP, 2 milliards de barils supplémentaires pourraient encore être produits d’ici la fin de la phase actuelle du projet. Le gisement recèle également d’importantes réserves de gaz, encore peu exploitées jusqu’ici.
« Nous avons déjà foré une première puits. Si tout se passe comme prévu, nous entamerons l’exportation de gaz naturel depuis ACG d’ici la fin de l’année. Cela redéfinit le gisement : il ne sera plus seulement pétrolier, mais aussi gazier », explique Bayatly.
Du côté de Shah Deniz, la dimension est historique. Il s’agit de la plus grande découverte gazière de l’histoire de BP. Depuis 2006, 247 milliards de mètres cubes de gaz y ont été extraits, acheminés vers la Géorgie, la Turquie et, via les corridors TANAP et TAP, vers l’Europe. Le site a également généré plus de 50 millions de tonnes de condensats de haute qualité.
La durabilité : une priorité stratégique, pas un simple slogan
BP affirme haut et fort sa volonté de réduire son impact environnemental. Cela passe par des investissements dans de nouvelles technologies et une refonte de ses méthodes d’exploitation.
« Nous continuerons à produire du pétrole et du gaz, mais autrement. L’objectif est clair : réduire les émissions, tout en garantissant l’approvisionnement énergétique. Notre message est simple : Delivering energy for today and tomorrow — fournir l’énergie pour aujourd’hui, et pour demain », explique Bayatly.
Un projet emblématique de cette stratégie est la centrale solaire de Jabrayil, conçue pour alimenter le terminal de Sangachal sans recours aux turbines à gaz, grâce à un système de « retour virtuel » de l’électricité dans le réseau.
« Cela nous permet de déconnecter progressivement nos turbines thermiques, avec à la clé une réduction significative des émissions. À terme, certaines installations seront complètement démantelées. »
L’électrification, nouveau standard de l’industrie offshore
La plateforme Shah Deniz Alpha a d’ores et déjà été convertie à une alimentation 100 % électrique. Prochaine étape : la construction d’une nouvelle plateforme de compression autonome, sans personnel permanent à bord.
« Moins de présence humaine signifie moins de navettes en bateau ou en hélicoptère, moins de besoins logistiques, donc moins d’émissions. Tout sera géré à distance depuis Sangachal », précise-t-elle.
BP annonce que toutes ses futures plateformes seront conçues comme électriques et autonomes. Les installations existantes seront quant à elles modernisées progressivement pour répondre à ce nouveau standard.
Innover pour concilier responsabilité et performance
« Électrifier nos plateformes demande des investissements conséquents, des adaptations techniques et des solutions innovantes. Mais cela fait partie de notre mission : protéger la nature tout en poursuivant notre mission énergétique », insiste Bayatly.
Pour BP, l’électrification est un levier stratégique, en phase avec la pression croissante pour réduire l’empreinte carbone du secteur énergétique mondial.
Bakou, carrefour régional de la transition énergétique
La trentième édition du Forum énergétique de Bakou a rappelé que l’Azerbaïdjan est bien plus qu’un producteur d’hydrocarbures : il s’impose comme un acteur actif de la transition énergétique globale. BP, partenaire de longue date du pays, y joue un rôle de premier plan.
« Nous sommes fiers de participer à cette transformation. Ce n’est pas uniquement une affaire de pétrole et de gaz. Il s’agit de construire un avenir durable pour l’Azerbaïdjan et pour l’ensemble de la région », conclut Tamam Bayatly.
BP renforce sa présence dans le secteur offshore azéri
En parallèle, BP a annoncé la finalisation de l’acquisition de parts dans deux blocs offshore situés dans le secteur azerbaïdjanais de la mer Caspienne : le bloc Karabakh et le complexe Ashrafi–Dan Ulduzu–Aypara (ADUA). Ces accords ont été signés avec la compagnie pétrolière nationale SOCAR, en marge de la Semaine énergétique de Bakou.
Karabakh : un gisement stratégique
Situé à 120 km à l’est de Bakou et à environ 20–25 km du gisement de Guneshli, le bloc Karabakh repose à une profondeur de 150–200 mètres. Un accord de service à risque (Risk Service Agreement) a été conclu en 2018. Il s’agit d’un gisement hautement stratégique, à fort potentiel.
ADUA : des structures prometteuses
Le second bloc, Ashrafi–Dan Ulduzu–Aypara, est situé entre 90 et 110 km au nord-est de Bakou, à des profondeurs de 80 à 180 mètres. Il regroupe plusieurs structures géologiques déjà identifiées et d’autres à fort potentiel. Un contrat de partage de production (PSA) a également été signé en 2018.
Un nouveau chapitre pour BP en Azerbaïdjan
Gordon Birrell, vice-président exécutif chargé des opérations de production chez BP, a déclaré :
« Ces accords illustrent notre engagement renouvelé envers l’Azerbaïdjan. Ils représentent une opportunité stratégique d’élargir notre portefeuille d’exploration et de production, dans une région où nous disposons déjà de bases solides et de partenariats éprouvés. »
Ces nouvelles acquisitions ouvrent un nouveau chapitre dans l’histoire de BP en Azerbaïdjan, consolidant sa position de leader du secteur énergétique dans le pays et au-delà.

