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Le ministère italien des Affaires étrangères crée un groupe de travail pour protéger les entreprises après l’accord UE–États-Unis

Le ministère italien des Affaires étrangères va mettre en place un groupe de travail permanent sur les questions tarifaires et la protection des entreprises, dans le contexte des nouvelles conditions commerciales entre l’Union européenne et les États-Unis. L’information a été rapportée par ANSA et relayée par Azerbaijan Today.

Le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a annoncé la création de ce groupe lors d’une réunion avec des représentants du monde économique. Il a précisé que l’objectif était de soutenir les entreprises italiennes face aux effets attendus de l’accord conclu entre Bruxelles et Washington.

Tajani a indiqué que les discussions avec les autorités américaines allaient se poursuivre dans les prochaines semaines afin de préciser les modalités applicables à certains secteurs clés pour l’Italie, notamment celui de la viticulture, explicitement mentionné comme secteur d’intérêt prioritaire.

Le gouvernement italien a également demandé à la Commission européenne d’intensifier le suivi de l’impact économique de l’accord tarifaire sur les États membres.

Pour rappel, le 27 juillet, à l’issue de négociations menées à Thornbury, en Écosse, les États-Unis et l’Union européenne ont annoncé un accord-cadre fixant à 15 % les droits de douane sur les importations européennes aux États-Unis. Ce compromis a été conclu après plusieurs mois de pourparlers, alors que Washington menaçait d’imposer un relèvement des droits à 30 % dès le 1er août. L’Union européenne, de son côté, espérait maintenir un taux de 10 %.

Le président Donald Trump a salué ce qu’il a qualifié de « plus grand accord jamais signé ». Au Parlement européen, l’annonce a suscité de vives critiques, tandis que les réactions dans les capitales européennes ont été contrastées. Le Premier ministre français a qualifié l’accord de « jour noir pour l’Europe ». Les négociateurs européens impliqués ont, pour leur part, reconnu avoir opté pour « le moindre mal ».