Le Parlement européen condamne les répressions contre les journalistes et la société civile en Géorgie
Le Parlement européen a exprimé sa profonde inquiétude face aux arrestations en Géorgie, aux persécutions visant les journalistes, ainsi qu’aux attaques des autorités contre les institutions démocratiques.
Comme le rapporte Azerbaijan Today, cette position figure dans une résolution adoptée jeudi par les eurodéputés.
Dans le texte, les parlementaires exigent la libération immédiate et inconditionnelle de la journaliste géorgienne Mzia Amaglobeli, qualifiant son arrestation de politiquement motivée.
La résolution condamne fermement les attaques systémiques du régime du parti « Rêve géorgien » contre les institutions démocratiques, l’opposition politique, les médias indépendants, la société civile et l’indépendance du pouvoir judiciaire.
Les eurodéputés appellent à la tenue d’enquêtes indépendantes et demandent aux autorités géorgiennes de prendre sans délai les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des journalistes.
Le Parlement demande également la libération de l’ensemble des prisonniers politiques, notamment les militants, les dirigeants de l’opposition et l’ancien président Mikheil Saakachvili.
Le texte réclame l’abrogation des lois répressives, le rétablissement de la démocratie, ainsi que le respect plein et entier de la liberté des médias et des libertés civiles.
Les eurodéputés soulignent que l’Union européenne doit intensifier son soutien à la société civile géorgienne, tout en imposant des sanctions ciblées aux responsables du recul démocratique dans le pays.
Une préoccupation particulière a été exprimée concernant la nouvelle vague d’attaques contre les ONG en Géorgie, qui menace le fonctionnement de plusieurs structures indépendantes.
La résolution a été adoptée par 324 voix pour, 25 contre, et 87 abstentions.
Pour rappel, fin mai, le tribunal municipal de Tbilissi a ordonné l’arrestation de Nika Melia, l’un des principaux dirigeants de l’opposition.
Cette arrestation s’inscrit dans une série de poursuites similaires visant d’autres figures d’opposition, dont Zurab Japaridze (membre de la « Coalition pour le changement ») et l’ancien ministre de la Défense Irakli Okruashvili.
Ces opposants ont joué un rôle clé dans les manifestations antigouvernementales déclenchées à l’automne 2024, après l’annonce par le parti « Rêve géorgien » d’une suspension du processus d’intégration européenne.
Les protestations ont été marquées par une répression violente de la part des forces de sécurité et un renforcement de la pression exercée sur la société civile.
