Le Premier ministre admet un possible échec du vote de confiance à son gouvernement
Le Premier ministre français François Bayrou a reconnu que ses tentatives de compromis avec les partis politiques, à l’approche du vote de confiance, pourraient échouer, ce qui pourrait finalement lui coûter son poste.
Cette déclaration du chef du gouvernement est rapportée par Bloomberg, selon Azerbaijan Today.
Ce week-end, plusieurs dirigeants de l’opposition ont exclu toute possibilité de soutenir le gouvernement Bayrou.
Parmi eux, le chef du parti d’extrême droite « Front national », Jordan Bardella, et le leader des socialistes, Olivier Faure, ont confirmé qu’ils voteraient contre le vote de confiance.
« Le compromis est une belle chose, mais je ne suis pas sûr qu’il soit possible », a déclaré le Premier ministre.
Il a cependant souligné qu’il continuerait à se battre et qu’il croit encore avoir une chance de succès.
« La question n’est pas celle du sort du Premier ministre ou de François Bayrou. Et même pas celle du gouvernement. La question concerne le sort de la France », a-t-il insisté.
Rappelons que le 28 août, l’extrême droite et l’extrême gauche françaises avaient rejeté le compromis proposé par le Premier ministre François Bayrou sur son projet de budget visant à réduire les dépenses.
Bayrou a invité les représentants des partis parlementaires à des négociations, à quelques jours du vote de confiance prévu pour le 8 septembre.
La décision inattendue de Bayrou de tenir ce vote de confiance a de nouveau placé la France au bord de la paralysie politique, menaçant de secousses financières et économiques.
Si Bayrou devait démissionner, le président Emmanuel Macron pourrait nommer un nouveau Premier ministre ou décider de dissoudre le Parlement et de convoquer des élections. »
