L’exécutif français atteint un record historique d’impopularité
Le président Emmanuel Macron, en fonction depuis 2017, et son nouveau Premier ministre François Bayrou, nommé en décembre dernier, forment aujourd’hui le tandem exécutif le plus impopulaire de l’histoire contemporaine de la France, selon un sondage IFOP pour le JDD, relayé par Le Figaro et rapporté par Azerbaijan Today.
Seuls 19 % des personnes interrogées se déclarent satisfaites de l’action d’Emmanuel Macron — un score certes supérieur au plus bas enregistré par François Hollande (13 %), mais qui reste extrêmement faible. Quant à François Bayrou, il ne recueille que 18 % d’opinions favorables. Ensemble, leur soutien cumulé atteint à peine 37 %.
À titre de comparaison, sous la présidence Hollande, Manuel Valls affichait 38 % de popularité, offrant à l’exécutif un score global de 51 % à l’époque.
Jusqu’à présent, Emmanuel Macron n’était jamais tombé sous la barre des 20 %. Même au plus fort de la crise des « gilets jaunes », lorsqu’il était la principale cible des protestations, il maintenait un niveau de soutien de 23 %.
Après la démission du gouvernement Michel Barnier, consécutive à une motion de censure, le chef de l’État conservait encore 21 % d’opinions favorables. En avril de l’année dernière, sa cote avait même temporairement grimpé à 28 %, un rebond attribué à l’effet « rally around the flag », lié à la montée des tensions internationales et aux déclarations provocatrices de Donald Trump sur les droits de douane.
Mais ce regain de popularité n’a pas duré. Aujourd’hui, même parmi les électeurs de Macron au premier tour de la présidentielle de 2022, seuls 49 % se disent satisfaits de son action.
Quant à François Bayrou, il devient, selon l’IFOP, le Premier ministre le plus impopulaire de la Ve République.
Dans ce contexte, Emmanuel Macron a récemment laissé entendre qu’il souhaitait rester actif en politique nationale après la fin de son mandat en 2027.
Un sondage réalisé début décembre révèle toutefois que la majorité des Français souhaitent sa démission, ainsi que l’avancement de l’élection présidentielle de 2027 à 2025 — une hypothèse que le président a d’ores et déjà écartée catégoriquement.
