L’Italie plaide pour des garanties de sécurité à l’Ukraine dans un format « OTAN allégé »
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a présenté à ses homologues européens un plan visant à offrir à l’Ukraine des garanties de sécurité inspirées de l’Alliance atlantique, sans aller jusqu’à une adhésion formelle. C’est ce que rapporte Bloomberg, cité par Azerbaijan Today.
Selon des sources proches du dossier, ce dispositif, qualifié par certains de « NATO-light », établirait un mécanisme d’assistance collective : les pays ayant signé des accords bilatéraux avec Kiev devraient se coordonner rapidement en cas d’agression, afin d’apporter une réponse conjointe.
Cette réponse pourrait inclure un soutien militaire rapide et durable, une aide économique renforcée, l’appui à la consolidation des forces armées ukrainiennes, ainsi que de nouvelles sanctions contre la Russie.
Dès le printemps, Giorgia Meloni avait été la première dirigeante européenne à plaider pour des garanties de sécurité comparables à l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, qui consacre le principe de défense collective.
Parallèlement, des discussions sont en cours au sein de l’UE sur la possibilité d’envoyer des troupes britanniques et françaises en Ukraine dans le cadre d’un futur accord de paix. Près de dix pays se seraient déjà dits prêts à fournir des contingents.
Le chef d’état-major britannique aurait indiqué à ses homologues américains que le Royaume-Uni était disposé à déployer des forces pour sécuriser l’espace aérien et maritime ukrainien, mais non sur la ligne de front avec la Russie.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a pour sa part souligné que « seules des garanties de sécurité solides pour l’Ukraine permettront de dissuader la Russie d’une éventuelle agression future ».
