L’Union européenne durcit le ton face aux États-Unis sur la question des droits de douane
À l’approche de l’échéance du 9 juillet, date d’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains, l’Union européenne a significativement renforcé sa position dans les négociations commerciales avec Washington. Bruxelles exige désormais la levée immédiate de l’ensemble des tarifs douaniers en vigueur, rapportait ce mardi le Financial Times, cité par Azerbaijan Today.
Selon quatre sources diplomatiques européennes consultées par le quotidien britannique, le commissaire européen en charge du commerce et de la sécurité économique, Maroš Šefčovič, a reçu pour consigne de durcir le ton lors des discussions cette semaine dans la capitale américaine. L’objectif affiché est d’obtenir soit une suppression totale, soit une réduction significative des tarifs appliqués par les États-Unis, et ce dans une perspective durable.
Toujours selon le Financial Times, les ambassadeurs des États membres de l’UE ont plaidé pour qu’un éventuel accord englobe la diminution des droits de douane réciproques actuels, qui s’élèvent à 10 %, ainsi qu’une réduction ciblée sur des secteurs frappés par des taux plus élevés.
L’administration américaine, quant à elle, souhaiterait maintenir certains de ces droits pendant la durée des pourparlers, arguant qu’ils constituent un levier de négociation stratégique.
Toutefois, au sein même de l’Union, le consensus est fragile. D’après une autre source européenne, les Vingt-Sept divergent sur la manière de calibrer leur riposte : un durcissement excessif risquerait, selon certains diplomates, de compromettre les chances d’un compromis avec Washington.
Ces tensions surviennent dans un contexte de relations transatlantiques sous haute pression, où le protectionnisme américain croissant continue de préoccuper les capitales européennes, désireuses de défendre leurs intérêts économiques sans pour autant torpiller les canaux de dialogue.
