Trump reconnaît qu’une famine est en cours à Gaza – en contradiction avec la position israélienne
Le président des États-Unis, Donald Trump, a reconnu l’existence d’une situation de famine dans la bande de Gaza, contredisant ainsi les déclarations récentes du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. L’information, relayée par CNN et reprise par Azerbaijan Today, marque une divergence notable entre Washington et Tel-Aviv sur l’évaluation de la crise humanitaire.
S’exprimant devant la presse à Thornbury, en Écosse, Trump a ouvertement contesté l’affirmation du chef du gouvernement israélien, selon laquelle la bande de Gaza ne serait pas confrontée à la famine. « Il s’agit bel et bien d’une famine. Je le constate. C’est une réalité qu’on ne peut pas falsifier. C’est pourquoi nous allons nous impliquer davantage », a-t-il déclaré.
Le président américain a annoncé que les États-Unis envisageaient de mettre en place, « en coopération avec des personnes de grande qualité », des centres de distribution alimentaire dans le territoire palestinien.
Jusqu’à présent, Trump avait imputé les retards dans la distribution de l’aide humanitaire à la population civile à la responsabilité du Hamas. Il admet désormais qu’Israël porte également une part de responsabilité dans les obstacles à l’acheminement de cette aide.
Par ailleurs, il a renouvelé son appel à la libération des otages israéliens encore détenus par le Hamas, y voyant une condition indispensable à l’ouverture de négociations substantielles.
Dans le même temps, l’Allemagne a annoncé un projet de pont aérien, en coordination avec la Jordanie, pour faciliter la livraison d’aide humanitaire dans la bande de Gaza. De son côté, la Commission européenne a proposé lundi une suspension partielle de la participation d’Israël au programme Horizon Europe, qui finance la recherche scientifique et les start-ups, en réponse à la situation sur le terrain.
