Home / Actualités  / WSJ : Waltz perd de son influence après une fuite sur Signal

WSJ : Waltz perd de son influence après une fuite sur Signal

Le conseiller à la sécurité nationale du président américain, Mike Waltz, perd la faveur du chef de l’État et voit son influence au sein de la Maison-Blanche s’affaiblir à la suite du scandale provoqué par une fuite d’informations sur le service de messagerie Signal.

Comme le rapporte Azerbaijan Today, le Wall Street Journal (WSJ) écrit à ce sujet.

Selon le quotidien, ce n’est pas tant l’ajout d’un journaliste à une conversation privée ni la divulgation de renseignements confidentiels qui ont constitué la principale faute aux yeux du président américain Donald Trump, mais plutôt le fait que Waltz ait eu dans ses contacts le rédacteur en chef de « The Atlantic », Jeffrey Goldberg.

Bien que Trump ait exprimé à plusieurs reprises son mécontentement auprès de ses collaborateurs, tenant son conseiller pour responsable du premier grand incident de sécurité nationale de son administration, il a néanmoins décidé, pour l’instant, de ne pas limoger Waltz. Cette décision vise notamment à éviter d’offrir un prétexte aux critiques des démocrates et des médias.

D’après le WSJ, Waltz avait déjà créé des groupes de discussion similaires sur Signal avant cet épisode, y compris pour discuter du règlement pacifique du conflit russo-ukrainien.

Rappelons que le rédacteur en chef de « The Atlantic », Jeffrey Goldberg, a publié un article le 24 mars, indiquant que le 11 mars, il avait reçu une demande de connexion sur l’application de messagerie Signal de la part d’un utilisateur portant le pseudonyme de Mike Waltz. Deux jours plus tard, il a été ajouté à un groupe de discussion où des membres de l’administration américaine échangeaient sur les frappes aériennes contre le Yémen. Selon le journaliste, le 15 mars, un utilisateur du groupe, identifié sous le pseudonyme de Pete Hegseth (nom du secrétaire à la Défense des États-Unis), a posté un message détaillant les frappes imminentes contre les Houthis ainsi que l’heure présumée du début des opérations. Toujours d’après Goldberg, cette heure a coïncidé avec les premières publications sur les réseaux sociaux annonçant les bombardements. Le 15 mars, sous les ordres de Trump, les États-Unis ont lancé des frappes massives contre les infrastructures contrôlées par les Houthis, qui dominent environ un tiers du territoire yéménite.

Le Parti démocrate américain considère cette fuite d’informations sur Signal comme une grave défaillance de l’équipe de Trump chargée de la sécurité nationale. Au Congrès et dans les cercles d’experts américains, des appels se font entendre en faveur du limogeage de Waltz et d’autres membres de l’équipe présidentielle.